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Le Carré

Dès le IXe siècle, des marchés se tenaient à Bastogne.

Au XVIe siècle, l'Italien Guichardin décerne à la ville le titre de "Paris en Ardenne", justifié par la renommée de ses foires aux bétails et aux grains.

Née au début du XIXème siècle, pendant le régime français, la place du "Carré" connaîtra un dévelopement spectaculaire. Les marchés aux bêtes s'y installent et assurent une animation incomparable.

Le marché aux bêtes à cornes a lieu le 1er lundi du mois, jour de la grande foire.

Quant à celui aux porcs, il se tient le samedi précédent. L'animation est parfois assurée par madame Keller, célèbre arracheuse de dents, tandis, qu'un accordéoniste vend ses chansons.

La famille Mathieu, bien connue dans le milieu de l'élevage et du commerce de chevaux, a donné son nom à la villa puis à la voirie reliant la gare au Carré.

Non loin de la gare du Sud, la Poste s'est installée en haut de l'avenue Mathieu, créée à travers un terrain privé pour relier la gare au Carré.

Un hôtel, une imprimerie, un marchand de chaux et charbons témoignent de l'attraction créée par la gare.

 

La Gare du Sud

L'Eglise des stigmates sacrés de Saint François, succursale de la paroisse de Bastogne, fut construite en 1905 par les Franciscains français venus de Rennes, au moment de l'expulsion des congrégations religieuses.

Oeuvre de l'architecte Cupper, elle a subi de nombreuses transformations et une partie des bâtiments affectés au couvent a été vendue à des particuliers. Une vie monastique intense anima ces lieux pendant de nombreuses années.

Construite à la fin de XIXe siècle, la gare de Bastoge-Sud connaît une animation extraordinaire et engendre le développement de tout le quartier. Venant de Libramont, la ligne 163 inaugurée en 1869, se prolonge vers Gouvy en suivant approximativement la ligne de partage des bassins fluviaux de la Meuse et du Rhin. La ligne 164 relie Bastogne à Benonchamps et à Wiltz, au Grand-Duché. Á proximité, le chemin de fer vicinal finalisé en 1906 venait de Marche pour gagner Martelange et Arlon. Cette ligne, la plus longue de Belgique, a permis l'accès vers et depuis les villages et les hameaux.

Plusieurs établissements apparaissent, tel l'Hôtel du Commerce qui accueillait voyageurs et commis de sociétés commerciales. Cet hôtel, gravement endommagé lors de la guerre, fut abattu. Sur cet espace libéré, une partie de l'Athénée royal fut édifié dès 1947 en 1964, la salle de gymnastique s'éleva à l'emplacement de l'hôtel.

 

La rue de Neufchâteau

Avec le développement urbain lié au chemin de fer, la route de Neufchâteau connaît à son tour un dynamisme prometteur : maisons bourgeoises et commerces variés alternent (distillerie, brasserie, féculerie, briqueterie,...)

Fin du XIXe, début du XXe, trois brasseries existent à Bastogne. L'une d'elles, la brasserie André Collin, quelque peu à l'étroit dans l'ancienne église des Récollets, s'installe à la rue de Neufchâteau. La bière en bouteille apparaît à Bastogne vers 1890 et l'essentiel de sa vente dans les cafés se fait au tonneau. Cependant les ménagères, armées de carafes, s'approvisionnent à la brasserie en bière moins forte et moins coûteuse : la "middel". Les résidus d'orge et de houblon (la drêche) se vendent aux éleveurs de porcs. Le Bâtiment connut diverses destinations dont celle d'atelier de réparation de machines agricoles.

 

Le Circuit des Ardennes

Le baron de Crawhez crée, en 1902, le Circuit des Ardennes, première course automobile en circuit fermé organisée dans le monde. Bastogne connaît une animation fébrile pendant la durée de ces courses qui attirent un public de spécialistes mais aussi les personnalités du moment. Après 1907, dernière année de l'organisation à Bastogne, la ville de Spa prend le relais avec son circuit de Francorchamps.

 

Le Trou des chevaux

Hier parc Siville, aujourd'hui parc Elisabeth, ce site à l'abandon depuis la deuxième guerre mondiale est acquis, en 1994, par la ville de Bastogne qui le réaménage deux ans plus tard. Au XVIIIe siècle, les Siville remplissent la fonction de Receveurs des fers pour le Luxembourg avant de les faire acheminer vers Liège. Les stocks de fer attisent bien des convoitises. Afin de sécuriser les dépôts, la famille acquiert, sur les aisances de la ville, à des conditions avantageuses, les terrains nécessaires à la protection des métaux. Au fil des ans, d'autres achats, à des fins privées, permettent l'extension du domaine. Pour l'anecdote, signalons que, à quelques mètres de l'accès au parc par la rue des Scieries, une grosse pierre borde le sentier. Elle marque un des points de passage du 50ème parallèle à Bastogne.

"Le trou des chevaux", excavation qui servait d'abreuvoir pour chevaux, a été comblé en 1904 pour la construction de l'usine électrique. Á cet endroit finissait le Vivier qui, plus qu'un bel étang, était devenu un marécage.

En 1904, le Conseil communal décide le remplacement du pétrole par l'électricité pour l'éclairage public. L'unité de production d'électricité (110 V continu) se compose d'une machine à vapeur et d'une génératrice.

Au XIXe siècle, le long de la Wiltz naissante (aujourd'hui couverte), de nombreuses tanneries s'installent, telle la tannerie Thomas Goeders. Grâce aux produits chimiques, l'industrie du cuir produit plus et à moindre coût que les tanneries artisanales. Celles-ci déclinent puis disparaissent peu après la première guerre mondiale.

 

Á Pimperné

Le lieu-dit "Pimperné" fait référence aux prunelliers qui garnissaient les environs de la fontaine. Les dames des environs venaient y laver leur linge. Les mauvaises langues disaient qu'elles en profitaient pour cancaner, mais à Bastogne cela ne se faisait pas !

Á la Pentecôte, l'antique kermesse de Bastogne se tenait à Pimperné. Dès 16 heures, les festivités débutaient dans cet agréable espace naturellement boisé, agrémenté de tonelles et de charmilles, meublé de tables et de bancs. Il faisait bon s'y rafraîchir. Sept jeux de quilles permettaient de joyeuses compétitions tandis que les danseurs, qu'accompagnait un petit orchestre, évoluaient dans l'herbe fraîchement tondue. Le soir venu, la fête se poursuivait, jusqu'à minuit, à la lueur de quelques lampions. Mise à mal par la fête communale instituée en juillet (~ 1880), ainsi que par l'évolution du mode de vie, des réjouissances et des mentalités consécutive aux deux guerres mondiales, la fête à Pimperné, tombe en désuétude.

Sur le plan de 1801 (Delwiche, maire et géomètre de Bastogne), remarquons le triangle formé par deux voiries et le ruisseau. Il représente l'actuel parc Elisabeth. A son sommet, le n°66 symbolise le domaine des Receveurs des fers (maison Siville), tandis qu'au centre on repère la fontaine de Pimperné.

 

Les Récollets

Les Récollets, Franciscains réformés, dont la mission principale était la nouvelle évangélisation d'une région déchristianisée, se sont installés à Bastogne dès 1625. En 1652, les grands travaux d'aménagement du couvent et la construction de l'église conventuelle sont terminés. En 1783, les Récollets, qui bénéficient de la sympathie de la population, échappent aux réformes de Joseph II.

En revanche, la tourmente révolutionnaire leur sera fatale. Elle mettra fin à leur existence et sécularisera leurs biens. Devenue entrepôt public, brasserie, cinéma puis salle de vente, l'église sera abattue en 1930.

Reprise par la famille Forthomme, la tannerie des frères Croisy sera transformée en moulin à écorses puis à grains par Ernest Foguenne. Avant de devenir un immeuble à appartements, le bâtiment servit de dépôt de bières aux frères Touchèque.

Remarquez la similitude d'orientation et de volume entre ce bâtiment et la tannerie Thomas Goeders.

 

La Citadelle

Nous sommes sur un tronçon de la Wiltz couverte en 1989.

La Citadelle, qui n'est qu'un lieu-dit, représente un endroit privilégié pour les enfants. Suivant leur humeur, il se transforme en Far-West, zone de guerre ou, encore, en lieu de découverte de la faune présente ... Sans oublier, en hiver, les descentes en luge tant réputées dans la région.

Au début du XXe siècle, la citadelle était fréquentée par les gens du voyage. Les femmes, vêtues de longues jupes plissées aux couleurs criardes, recouvraient leurs épaules d'un châle multicolore. Allant de porte en porte, elles disaient la bonne aventure ou mendiaient.

Les hommes portaient la barbe ; on disait qu'ils faisaient le commerce des chevaux. Montreurs d'ours, et peu appréciés, il leur arrivait d'être conduits à la frontière grand-ducale par les gendarmes.

 

L'Église et la Porte de Trêves

L'église Saint-Pierre, l'un des monuments les plus remarquables de la région, est mentionnée dès 893. Oeuvre de diverses époques, l'église présente des vestiges romans dont la tour, en grès local, plantée comme un donjon moyenâgeux de 11 m de côté et de 20 m de haut. Toutefois, l'église s'inscrit dans le style gothique. Sa voûte polychrome remarquable fut décorée au XVIème siècle. Charles-Quint aurait d'ailleurs visité l'église. Elle comprend des scènes se rapportant à l'Ancien et au Nouveau Testament, à la vie quotidienne des confréries religieuses, des corporations du Moyen-Âge, des nobles et des campagnards.

La porte de Trèves faisait partie des remparts construits dès 1332, à l'initiative de Jean l'Aveugle, comte de Luxembourg, roi de Bohème et de Pologne.En 1688, Louis XIV fit démolir ceux-ci. La Porte est une tour carrée d'environ 8 mètres de côté et de 17 mètres de haut. Elle subsiste dans son architecture originale à l'exception de la toiture, autrefois pyramidale. Elle pouvait être fermée par une lourde porte en chêne et une herse dont les glissières existent toujours. La "vî prîjon", appelée ainsi par les vieux Bastognards, a servi jusqu'en 1877. On y enfermait les ivrognes et les perturbateurs.

Malgré la proximité d'un lavoir semblable à celui de Pimperné, les ménagères préfèrent laver leur linge au ruisseau. Elles utilisent des pierres plates en schiste pour frotter et battre le linge. De plus, elles disposent d'un vaste espace pour prendre le linge ou le blanchir en l'étendant sur les prés.

 

Le Quartier Latin

Le Quartier latin... tient sa dénomination de l'école latine créée en 1664 par les Trinitaires, présents à Bastogne depuis 1242. Cet ordre fut originellement chargé de la gestion du pauvre hôpital Saint-Nicolas, fondé en 1237 par Gérard de Houffalize, bourgeois de Bastogne.

La place Saint-Pierre a été aménagée dans la deuxième moitié du XIXème siècle sur l'emplacement de "l'aîte", le cimetière qui entourait l'église. La présence d'un grand Christ près de la porte de l'église atteste de l'existence de l'ancien champ de repos.

 

En Piconrue

Le musée en Piconrue occupe l'ancien couvent de Bethléem, fondé en 1628 par des religieuses Récollectines venues de Dinant. Vendu lors de la Révolution française, il fut racheté en 1807 par l'évêque de Metz. En 1833, l'évêque de Namur fonda un Petit Séminaire dont l'ancien couvent ne forma plus qu'une annexe. Le Bethléem fut alors occupé de mai 1939 à 1981 par les Soeurs des Pauvres de Saint François. Elles succédaient aux Soeurs de la Charité de Namur, présentes à Bastogne depuis le 19 février 1868. Ces deux congrégations se consacraient essentiellement aux soins hospitaliers.

"Piconrue" vient du nom d'une ancienne rue du quartier qui, au Moyen Âge, hébergeait des artisans drapiers utilisant notamment des déchets de laine appelés "picons".

Les maisons situées entre le Séminaire et la rue Gustave Delperdange furent abattues en 1976 et la rue disparut.

La maison Mathelin, quant à elle, est la plus ancienne maison civile de Bastogne encore en vie. Le Bâtiment, construit au XVIème siècle, se nommait à l'époque maison Bricquemont.

L'édifice fut occupé par Reyneer de Meer et, plus tard, par la famille Mathelin qui en fut propriétaire jusqu'en 1945, année de son acquisition par l'Administration communale.

 

La Gare du Nord

La ligne Bastogne-Gouvy prolongeait celle de Libramont-Bastogne. Á peu de distance de la gare naissait une autre ligne bien pittoresque et internationale : la 164 reliait Bastogne à Wiltz en longeant le ruisseau du même nom. Au cours de la première guerre mondiale, les hommes, rassemblés au Séminaire pour le travail en Allemagne, étaient déportés par cette ligne aujourd'hui transformée en Ravel. Cette ligne fut utilisée aussi par de nombreux Bastognards afin de gagner les villages voisins où le "pèket" était moins coûteux...

Anciennement appelée route d'Aywaille ou de Liège, la route d'Houffalize fut construite en 1836. Le tronçon compris entre le Séminaire et le chemin de Sans Soucis porte le nom de rue Pierre Thomas, résistant fusillé à la Citadelle de Liège le 31 mai 1943.

N'oublions pas Liège-Bastogne-Liège ; créée en 1892 (gagné, à l'époque, par Léon Houa en 10h48''),cette course est la plus ancienne des courses cyclistes encore disputées, en ce qui lui vaut le nom de Doyenne. Ses 260 km de parcours accidentés en font l'une des classiques des plus exigeantes et des plus prestigieuses. Notons que la course devait, à l'origine, être le prélude à une épreuve de plus grande importance, Liège-Paris-Liège, mais il n'en fut rien.

 

La Maison Forte

Lors de l'affranchissement de Bastogne par Jean l'Aveugle en 1332 seul le bas de la ville est pourvu d'une enceinte, probablement en bois. Celle-ci était limitée par l'actuelle rue des Brasseurs et le premier tronçon de la rue de la Citadelle (le deuxième tronçon de cette rue n'existe que depuis 1926). Affranchis, les bourgeois durent agrandir et entretenir à leurs frais ces fortifications.

La Maison Forte date vraisemblablement de la décadence carolingienne (843-900). Elle abritait l'atelier monétaire de Charles le Chauve qui, vers 870, y fit frapper le célèbre denier à la légende "Hin fisco Bastonia". La Maison Forte était l'ancienne résidence des maires héréditaires, Madame de Traux de Wardin étant la dernière à porter ce titre. Cette fonction disparaît avec la révolution française. Jusqu'en 1921, la Maison sera la propriété de la famille Mathelin. Le 17 janvier 1924, elle est acquise par une société coopérative qui y fonde le Cercle catholique, exploite un café, une salle de spectacle, un cinéma et un local pour des oeuvres diverses : réunions politiques, besoins artistiques, religieux, moraux, intellectuels, organisation de fêtes, spectacles, conférences, local des archers, etc... Achetée par la commune après la guerre, elle fut abattue en 1964. A cet emplacement se trouve maintenant l'Institut Communal d'Enseignement Technique.

 

Du Vivier au Sablon

Bastogne, "Paris en Ardenne", ne l'oublions pas, s'offre le luxe d'une grand-rue qui porte deux noms : la rue du Sablon et la rue du Vivier.

BASTOGNELe blason reprend ces signes distinctifs :

- couleurs : rouge (le Sablon) et bleu (le Vivier).

- courronne comtale : Notre-Dame de Luxembourg élue patronne du Duché de Luxembourg en 1678.

Trois propriétaires :

- Chapitre Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle : quartier du Sablon avec la Maison forte et le marché (droit d'affouage dans la forêt de Freyr)

- Abbaye de Prüm : quartier de Piconrue avec l'Église Saint-Pierre

- Comte de Luxembourg : quartier du Vivier avec la Salle (droit de pêche dans le Vivier)

(Domaine de Piconrue absorbé au XIIIe siècle par le Comte de Luxembourg - Jean l'Aveugle unifie les territoires en 1332 par une charte)

Le quartier du Puits des Pois, situé à la limite du Quartier latin et de l’élargissement de la Grand'rue (partie de Bastogne postérieure à 1332), doit son nom à l’un des puits publics qui alimentait en eau le quartier. Cette eau, prétend la tradition orale, était particulièrement indiquée pour la cuisson des petits pois.

Fondé en 1844, le corps de pompiers n’a disposé d’installations adéquates qu’en 1898 lorsqu’il occupa ce premier arsenal. Celui-ci fut désaffecté en 1972 et rasé pour élargir la rue de la Citadelle.

 

L'Hôtel de Ville

Le 6 août 1807, un violent incendie ravage une partie de Bastogne, dont le premier Hôtel de Ville connu construit sous le régime autrichien.

La reconstitution de l'Hôtel de Ville, achevée en 1844, et la construction simultanée des écoles communales (filles et garçons), terminées en 1845, pèsent lourdement sur les finances publiques.

Provisoirement, les pompiers remisent leur matériel dans la partie gauche de l'immeuble. Les pompes à bras franchissent le dénivelé entre la porte et le trottoir à l'aide d'un plan incliné amovible. Á l'époque, les échelles coulissantes n'existent pas ; astucieux, les pompiers suspendent leurs grandes échelles dans une étroite ruelle couverte de l'autre côté de la rue.

Gravement endommagé pendant les combats de l'hiver 1944-1945, l'Hôtel de Ville en restera longtemps l'un des derniers témoins. Hâtivement réparés, l'Hôtel de Ville et les écoles se dégradent sans cesse. En août 1947, Goerges Lambeau, architecte à Namur, chargé d'établir le projet de construction d'un nouvel Hôtel de Ville sur l'emplacement de l'ancien et des écoles, prendra en compte un élargissement significatif de la rue des Récollets.

Le nouvel Hôtel de Ville sera inauguré le 28 septembre 1972 en présence de S.M le Roi Baudouin.
En face, l'Institut des Soeurs de Notre-Dame existe depuis 1836.
 

La Grand'rue

Le marché commençait au signal d'une cloche placée sous la corniche de l'Hôtel de Ville

On y rencontrait le marchand de graines potagères, le marchand de légumes : Jean des Porettes (poireaux) vendait aussi des céleris et des choux à repiquer.

Avec sa charette bâchée, Max, un Luxembourgeois, amenait les fruits du verger : cerises, prunes, poires, pommes.

En hiver, "le grand Michel", aussi luxembourgeois, écoulait des noix à 10 sous le cent.

Un peu plus bas que l'Hôtel de Ville, les cultivateurs proposaient la paille de seigle, l'avoine, les pommes de terres.

On trouvait aussi des fagots de "kleppers" (taillis), des "ramons" (balais) et des râteaux. Les villageoises proposaient du beurre et des oeufs.

 

Bastogne - Noeud routier

La chapelle Notre-Dame de la Victoire a été restaurée et embellie après la guerre de 1914-1918. Auparvant, elle s'appelait chapelle Mathurin, du nom de famille qui en prenait soin.

Avant la première guerre, le 30 avril à minuit la société de musique, la "Philharmornie" venait lui donner une sérénade.

Les sommets des colonnes du kiosque étaient reliés les uns aux autres par des voluptés de fer forgé. Vers l'extérieur, chacun de ces sommets était garni d'un écusson frappé d'une lyre accompagné du nom d'un musicien célèbre :
Wagner, Boieldieu, Gounod et autres génies tutélaires qui veillaient à la bonne exécution des concerts ... Un plafond de bois peint à l'huile représentait un ciel azuré parsemé de nuages d'un blanc immaculé.